Les 10 cols mythiques d'Espagne à gravir au moins une fois dans sa vie
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L'Espagne fait partie des plus grands terrains de jeu pour les cyclistes. Son climat permet de rouler presque toute l'année, mais c'est surtout la diversité de ses montagnes qui en fait une destination exceptionnelle. Des routes vertigineuses des Asturies aux paysages volcaniques des Canaries, en passant par les Pyrénées catalanes et les sommets de la Sierra Nevada, chaque région possède des ascensions qui marquent durablement les jambes… et les souvenirs.
Contrairement aux Alpes ou aux Dolomites, les cols espagnols restent encore relativement méconnus du grand public. Pourtant, ils offrent souvent des routes plus tranquilles, un excellent revêtement, des villages authentiques et une météo particulièrement favorable au cyclisme.
Depuis plusieurs années, nous parcourons ces montagnes pour créer nos voyages, reconnaître de nouveaux itinéraires et accompagner des groupes de cyclistes venus des quatre coins du monde. Certaines ascensions nous impressionnent par leur difficulté, d'autres par leurs paysages ou simplement par le plaisir qu'elles procurent. Une chose est certaine : chacune d'entre elles mérite sa place dans le carnet de route d'un passionné de vélo.
Cette sélection n'est pas un classement. Il serait impossible de dire quel est « le plus beau » col d'Espagne. Chaque montée possède sa personnalité, son caractère et ses propres défis. Nous avons simplement choisi dix ascensions qui, selon nous, représentent le meilleur du cyclisme espagnol.
Avant d'entrer dans le détail, voici un aperçu des principaux chiffres.
Col | Région | Distance | Dénivelé | Pente moyenne | Altitude | Niveau |
Alto de l'Angliru | Asturies | 12,5 km | 1 250 m | 10,1 % | 1 573 m | Très difficile |
Lagos de Covadonga | Asturies | 12,6 km | 960 m | 7,3 % | 1 135 m | Difficile |
Pico Veleta | Andalousie | 43 km | 2 500 m | 5,8 % | 3 394 m | Très difficile |
Teide | Tenerife | 42 km | 2 350 m | 5,6 % | 2 356 m | Difficile |
Coll de Pradell | Catalogne | 15 km | 950 m | 6,3 % | 1 728 m | Très difficile |
Puerto de Ancares | León | 12,7 km | 980 m | 7,7 % | 1 670 m | Difficile |
Puerto de San Lorenzo | Asturies | 10 km | 830 m | 8,3 % | 1 347 m | Difficile |
Coll de la Gallina | Andorre | 11,6 km | 930 m | 8 % | 1 910 m | Très difficile |
Coll de la Creueta | Catalogne | 21 km | 1 250 m | 6 % | 1 920 m | Difficile |
Port de la Bonaigua | Catalogne | 20 km | 1 150 m | 5,8 % | 2 072 m | Intermédiaire à difficile |

1. Alto de l'Angliru
S'il existe une montée capable de faire trembler les meilleurs grimpeurs du monde, c'est bien l'Alto de l'Angliru. Situé au cœur des Asturies, ce col est devenu une véritable légende grâce à la Vuelta a España, où il a souvent servi de juge de paix. Les images des coureurs oscillant d'un côté à l'autre de la chaussée pour vaincre ses pourcentages extrêmes ont fait le tour du monde.
L'Angliru n'est pourtant pas un grand col par son altitude. Avec seulement 1 573 mètres, il est loin des sommets alpins. Ce qui le rend exceptionnel, c'est son incroyable raideur. Dès que la route se cabre, elle ne laisse plus aucun répit. Les passages à plus de 20 % s'enchaînent et obligent même les cyclistes les plus entraînés à gérer soigneusement leur effort.
Les premiers kilomètres permettent encore de trouver un rythme. Puis, progressivement, la montagne montre son véritable visage. Les arbres disparaissent, la route devient plus étroite et chaque virage semble annoncer une pente encore plus sévère que la précédente. Lorsque l'on arrive à la Cueña les Cabres, célèbre pour ses passages dépassant les 23 %, il ne reste plus que la volonté pour continuer à avancer.
L'Angliru possède aussi une atmosphère très particulière. Ici, pas de station touristique ni de grands parkings. La montagne reste sauvage, parfois enveloppée de brouillard, souvent balayée par le vent. On y croise davantage de vaches que de voitures, ce qui renforce encore l'impression d'être seul face à la montagne.
Région : Asturies
Distance : 12,5 km
Dénivelé : 1 250 m
Pente moyenne : 10,1 %
Altitude : 1 573 m
Niveau : Très difficile
Pourquoi il est mythique ?
L'Angliru est devenu l'un des symboles du cyclisme moderne. Peu d'ascensions en Europe concentrent autant de difficulté sur une distance aussi courte. Chaque passage de la Vuelta y écrit une nouvelle page d'histoire et contribue à alimenter sa réputation.
Pour qui ?
Ce col s'adresse aux cyclistes ayant déjà une solide expérience de la montagne. Une transmission adaptée est fortement recommandée, tout comme une bonne gestion de l'effort.
Notre conseil
Ne cherchez jamais à suivre un autre cycliste dans les premiers kilomètres. Montez à votre rythme, même si celui-ci vous paraît lent. L'Angliru récompense les grimpeurs patients et punit ceux qui partent trop vite.
Le Teide

S'il existe une ascension capable de faire voyager autant par les paysages que par le vélo lui-même, c'est bien le Teide. Rouler sur les pentes du volcan le plus célèbre d'Espagne est une expérience à part. Ici, on oublie rapidement que l'on se trouve sur une île au milieu de l'océan Atlantique.
Quelle que soit la route choisie pour rejoindre le parc national du Teide, l'ascension commence au niveau de la mer. Très vite, la végétation tropicale laisse place aux immenses forêts de pins des Canaries. Puis, en prenant de l'altitude, le décor change une nouvelle fois. Les arbres disparaissent progressivement et le paysage devient volcanique. Les coulées de lave, les formations rocheuses et les couleurs ocres donnent parfois l'impression de pédaler sur une autre planète.
Contrairement à de nombreux grands cols européens, le Teide ne présente presque jamais de passages très raides. La pente est remarquablement régulière. C'est justement ce qui fait sa réputation auprès des équipes professionnelles, qui viennent y effectuer leurs stages d'entraînement. On peut trouver son rythme, pédaler pendant plusieurs heures sans interruption et profiter pleinement du paysage.
Le parc national du Teide est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. À chaque virage, les vues changent, révélant tantôt le sommet du volcan, tantôt les falaises plongeant vers l'océan, tantôt une mer de nuages qui recouvre entièrement l'île. Peu d'endroits au monde offrent une telle diversité de paysages au cours d'une seule sortie à vélo.
Région : Tenerife, îles Canaries
Distance : Environ 42 km (depuis la côte sud)
Dénivelé : 2 350 m
Pente moyenne : 5,6 %
Altitude : 2 356 m (station supérieure par la route)
Niveau : Difficile
Pourquoi il est mythique
Le Teide est sans doute la montée la plus célèbre des îles Canaries. Son climat permet de rouler presque toute l'année et ses longues pentes régulières en font un terrain d'entraînement privilégié pour les meilleurs cyclistes du monde.
Pour qui ?
Pour les cyclistes qui aiment les longues ascensions, les paysages spectaculaires et les efforts réguliers. C'est une montée exigeante, mais rarement brutale.
Notre conseil
Choisissez une journée dégagée. Les panoramas sur l'océan et la mer de nuages font partie intégrante de l'expérience. Si vous avez la possibilité d'y rouler en semaine, vous profiterez également d'une circulation plus calme.
L'avis de Discover Tours & Experiences
Le Teide est l'un de ces endroits où l'on oublie presque la performance. On se surprend à lever les yeux plus souvent que son compteur. Chaque fois que nous y revenons, nous redécouvrons des paysages qui nous donnent l'impression d'être sur une autre planète. Pour nous, c'est l'une des plus belles ascensions du monde, tout simplement.
Lagos de Covadonga

S'il fallait choisir une ascension qui résume à elle seule la beauté des Asturies, ce serait sans doute celle des Lagos de Covadonga. Contrairement à l'Angliru, ici, la difficulté passe souvent au second plan. Ce que l'on retient avant tout, c'est le décor.
La route serpente au cœur du parc national des Picos de Europa, l'un des espaces naturels les plus spectaculaires d'Espagne. À mesure que l'on prend de l'altitude, les forêts laissent place à de vastes pâturages où paissent librement vaches et chevaux. Puis apparaissent enfin les célèbres lacs Enol et Ercina, entourés de sommets calcaires qui semblent surgir de nulle part.
Cette montée est devenue incontournable grâce à la Vuelta, qui y revient régulièrement depuis les années 1980. Pourtant, même sans connaître le cyclisme professionnel, difficile de rester insensible à la beauté des lieux. Chaque virage offre un nouveau panorama et invite presque à s'arrêter quelques instants pour profiter du paysage.
Les pourcentages restent exigeants, notamment dans les secteurs de La Huesera et du Mirador de la Reina, mais ils demeurent bien plus réguliers que ceux de l'Angliru. Avec une bonne gestion de l'effort, cette ascension est accessible à de nombreux cyclistes déjà habitués aux longues montées.
Région : Asturies
Distance : 12,6 km
Dénivelé : 960 m
Pente moyenne : 7,3 %
Altitude : 1 135 m
Niveau : Difficile
Pourquoi il est mythique
Parce qu'il associe parfaitement sport et nature. Peu de cols permettent d'évoluer dans un environnement aussi spectaculaire du premier au dernier kilomètre.
Pour qui ?
Pour tous les cyclistes qui recherchent autant les paysages que la performance.
Notre conseil
Si votre séjour le permet, partez tôt le matin. La lumière est magnifique, la circulation est plus faible et vous profiterez pleinement du calme des montagnes asturiennes.
Pico Veleta

Peu de montagnes en Europe offrent une ascension comparable au Pico Veleta. Avec un sommet culminant à 3 394 mètres d'altitude, il est l'un des plus hauts cols routiers accessibles du continent et certainement l'une des expériences les plus impressionnantes que puisse vivre un cycliste.
Tout commence pourtant presque tranquillement, dans les rues de Grenade. En quelques kilomètres seulement, la ville laisse place aux premières pentes de la Sierra Nevada. Les oliviers disparaissent progressivement, remplacés par une végétation plus clairsemée, avant que le paysage ne devienne presque minéral. Plus on prend de l'altitude, plus l'horizon s'ouvre. Derrière soi, la plaine andalouse semble s'étendre à l'infini et, par temps clair, il n'est pas rare d'apercevoir la Méditerranée.
Le Pico Veleta n'impressionne pas par des pourcentages extrêmes. Sa difficulté réside ailleurs. C'est une montée interminable où l'on pédale pendant plusieurs heures sans véritable répit. L'altitude devient progressivement un adversaire. Au-dessus de 2 500 mètres, l'air se raréfie, les sensations changent et le moindre effort demande davantage d'énergie.
Après la station de ski de Pradollano, la route continue de grimper dans un décor spectaculaire. Les arbres ont disparu depuis longtemps. Les montagnes prennent des teintes ocres et grises, presque lunaires. On a parfois l'impression de rouler bien plus loin qu'en Espagne. Chaque virage dévoile un panorama plus grandiose que le précédent.
Atteindre les derniers mètres du Veleta procure une émotion particulière. Ce n'est pas seulement la satisfaction d'avoir vaincu un col difficile. C'est le sentiment d'avoir traversé plusieurs paysages, plusieurs climats et presque plusieurs saisons au cours d'une seule sortie.
Région : Andalousie
Distance : 43 km
Dénivelé : 2 500 m
Pente moyenne : 5,8 %
Altitude : 3 394 m
Niveau : Très difficile
Pourquoi il est mythique
Le Pico Veleta est l'une des plus longues ascensions d'Europe. Son altitude exceptionnelle, son paysage unique et son histoire en font une montée incontournable pour les amateurs de haute montagne. Peu de cols permettent de dépasser les 3 000 mètres entièrement à vélo.
Pour qui ?
Cette ascension s'adresse aux cyclistes qui apprécient les longues montées régulières et les défis d'endurance plus que les forts pourcentages. Une bonne condition physique est indispensable, mais la gestion de l'effort est encore plus importante.
Notre conseil
Ne sous-estimez pas l'altitude. Même si les jambes répondent bien dans la première moitié de l'ascension, gardez des réserves pour les dix derniers kilomètres. Pensez également à emporter des vêtements chauds, même en plein été. La différence de température entre Grenade et le sommet peut dépasser quinze degrés.
Coll de Pradell

Le Coll de Pradell n'a peut-être pas la notoriété de l'Angliru ou du Tourmalet, mais ceux qui l'ont déjà gravi savent qu'il fait partie des ascensions les plus exigeantes d'Espagne. Situé dans le Berguedà, au nord de la Catalogne, ce col est longtemps resté un secret bien gardé des cyclistes locaux avant d'être révélé au grand public grâce à la Vuelta a España.
Dès les premiers kilomètres, le ton est donné. La route serpente au cœur des forêts de pins, dans une ambiance calme où l'on croise bien plus de cyclistes que d'automobilistes. La montagne paraît accueillante… jusqu'à ce que les pourcentages augmentent brutalement.
Les derniers kilomètres du Pradell sont redoutables. Les passages à plus de 15 %, parfois au-delà de 18 %, s'enchaînent sur une route étroite qui épouse parfaitement le relief. Ici, il n'y a pratiquement aucun moment pour récupérer. Chaque virage semble cacher une nouvelle rampe.
Mais cette difficulté fait aussi tout son charme. Le paysage est magnifique, l'atmosphère reste authentique et l'on ressent cette impression rare de rouler sur une route encore préservée du tourisme de masse. C'est le genre de montée que l'on découvre une première fois avec curiosité… puis que l'on a envie de refaire pour mesurer ses progrès.
Région : Catalogne
Distance : 15 km
Dénivelé : 950 m
Pente moyenne : 6,3 %
Altitude : 1 728 m
Niveau : Très difficile
Pourquoi il est mythique
Le Coll de Pradell est l'un des cols les plus difficiles de Catalogne. Son profil irrégulier et ses derniers kilomètres particulièrement exigeants en font une montée respectée par tous les grimpeurs.
Pour qui ?
Pour les cyclistes qui aiment les ascensions techniques et les défis physiques. Si vous appréciez les cols où il faut gérer son effort jusqu'au dernier kilomètre, vous allez adorer le Pradell.
Notre conseil
Gardez des réserves pour la fin. Les premiers kilomètres peuvent donner une impression de facilité, mais les portions les plus difficiles arrivent dans les derniers kilomètres. Une cassette adaptée fera toute la différence.
L'avis de Discover Tours & Experiences
Le Pradell est typiquement le genre de col que nous aimons faire découvrir. Il est moins connu que les grands noms du cyclisme, mais il offre tout ce que nous recherchons : une route magnifique, très peu de circulation et une montée dont on se souvient longtemps. Pour nous, c'est l'un des trésors cachés de la Catalogne.
Puerto de Ancares

À l'extrémité nord-ouest de l'Espagne, entre la Galice et la province de León, le Puerto de Ancares traverse l'une des régions les plus sauvages du pays. Ici, les montagnes semblent appartenir à une autre époque. Les villages sont rares, les forêts omniprésentes et le silence n'est interrompu que par le bruit des roues sur l'asphalte.
Contrairement à certains cols rendus célèbres par les grandes courses, Ancares séduit avant tout par son authenticité. La route grimpe sans artifices, au milieu des châtaigniers et des hêtraies, avant de rejoindre des paysages plus ouverts où les crêtes offrent une vue spectaculaire sur les montagnes environnantes.
La montée est exigeante sans être brutale. Les pourcentages restent soutenus et obligent à trouver un rythme régulier. Au fil des kilomètres, la sensation d'isolement devient de plus en plus présente. On a parfois l'impression d'être seul au monde.
Cette atmosphère unique explique pourquoi tant de cyclistes tombent sous le charme d'Ancares. Ce n'est pas seulement une montée ; c'est une immersion dans une Espagne rurale, loin des grandes stations touristiques et des routes fréquentées.
Région : León
Distance : 12,7 km
Dénivelé : 980 m
Pente moyenne : 7,7 %
Altitude : 1 670 m
Niveau : Difficile
Pourquoi il est mythique
Le Puerto de Ancares est considéré comme l'un des plus beaux cols du nord-ouest espagnol. Son environnement préservé et son profil exigeant en font une référence pour les amateurs de montagne.
Pour qui ?
Pour les cyclistes qui recherchent la tranquillité, la nature et le plaisir de rouler loin des itinéraires les plus fréquentés.
Notre conseil
Prévoyez suffisamment d'eau et de nourriture avant de partir. Les services sont limités dans cette région, mais c'est aussi ce qui fait tout son charme.
Puerto de San Lorenzo

Il existe des cols dont on se souvient pour leurs paysages, d'autres pour leur difficulté. Le Puerto de San Lorenzo réussit les deux. Pourtant, lorsqu'on prépare un voyage à vélo dans les Asturies, il est souvent éclipsé par les célèbres Lagos de Covadonga ou l'Angliru. C'est une erreur.
Le San Lorenzo représente parfaitement le caractère des montagnes asturiennes. Une route étroite qui serpente au milieu de vallées verdoyantes, des pentes qui ne laissent pratiquement aucun répit et cette impression permanente d'être seul au cœur de la nature.
Dès les premiers kilomètres, la montée impose son rythme. Les pourcentages restent élevés sur une grande partie de l'ascension, obligeant à pédaler avec régularité. Ici, il ne sert à rien d'accélérer. Le col récompense les cyclistes patients.
À mesure que l'on gagne de l'altitude, les forêts laissent place à des pâturages où les vaches vivent en liberté. Les derniers kilomètres offrent une vue magnifique sur les montagnes environnantes. Lorsque les nuages jouent avec les sommets, le décor devient presque irréel.
Ce qui frappe le plus au San Lorenzo, c'est son authenticité. Rien n'a été aménagé pour les touristes. On grimpe simplement une route de montagne magnifique, dans un environnement resté fidèle à lui-même.
Région : Asturies
Distance : 10 km
Dénivelé : 830 m
Pente moyenne : 8,3 %
Altitude : 1 347 m
Niveau : Difficile
Pourquoi il est mythique
Sans posséder la renommée de l'Angliru, le Puerto de San Lorenzo est considéré par de nombreux cyclistes espagnols comme l'une des plus belles ascensions des Asturies. Son profil exigeant et son environnement sauvage en font une montée de caractère.
Pour qui ?
Pour les amoureux des routes peu fréquentées et des ascensions régulières où la nature est omniprésente.
Notre conseil
La météo change rapidement dans les Asturies. Même en été, glissez un coupe-vent dans votre poche avant de partir.
Coll de la Gallina

Certaines ascensions impressionnent par leurs paysages. D'autres par leur difficulté. Le Coll de la Gallina fait partie de ces rares cols qui réunissent les deux.
Situé au sud de l'Andorre, il est relativement récent dans l'histoire du cyclisme professionnel. Son arrivée à la Vuelta a immédiatement marqué les esprits. Les meilleurs grimpeurs du monde y ont livré des batailles mémorables, révélant au grand public une montée aussi spectaculaire qu'exigeante.
Dès les premiers kilomètres, les lacets s'enchaînent au-dessus de la vallée. La route grimpe sans détour, alternant longues courbes et rampes plus sévères. Les panoramas deviennent rapidement exceptionnels. À chaque virage, la vue s'élargit sur les montagnes andorranes.
Le Coll de la Gallina possède un profil très particulier. Les pourcentages varient régulièrement, obligeant le cycliste à adapter son effort. Les derniers kilomètres sont les plus difficiles, mais aussi les plus beaux. La sensation de rouler suspendu au-dessus de la vallée est tout simplement incroyable.
Région : Andorre
Distance : 11,6 km
Dénivelé : 930 m
Pente moyenne : 8 %
Altitude : 1 910 m
Niveau : Très difficile
Pourquoi il est mythique
Le Coll de la Gallina est devenu en quelques années l'un des symboles de la Vuelta. Son profil sélectif et ses panoramas grandioses en font une ascension incontournable des Pyrénées.
Pour qui ?
Pour les grimpeurs qui apprécient les cols techniques, exigeants et offrant de superbes vues tout au long de l'ascension.
Notre conseil
Ne vous laissez pas distraire par les paysages dans les passages les plus raides. Vous aurez tout le loisir d'admirer la vallée lors de la descente.
L'avis de Discover Tours & Experiences
Le Coll de la Gallina fait partie de ces ascensions où chaque virage donne envie de s'arrêter pour prendre une photo. Heureusement… les pourcentages vous rappellent rapidement que le sommet n'est pas encore atteint.
Col de la Creueta

Il existe des routes qui donnent envie de revenir encore et encore. Le Coll de la Creueta en fait partie.
Reliant les comarques du Berguedà et de la Cerdagne, cette ascension offre tout ce que l'on attend d'un grand col de montagne : une route large, un excellent revêtement, une circulation généralement modérée et des paysages qui évoluent sans cesse au fil de la montée.
Les premiers kilomètres traversent de magnifiques forêts de pins avant de rejoindre des pâturages d'altitude. Plus on grimpe, plus la montagne s'ouvre. Les derniers kilomètres donnent une impression de liberté difficile à décrire, avec de vastes espaces où le regard porte à des dizaines de kilomètres.
Contrairement au Pradell, la Creueta ne cherche jamais à casser les jambes. Les pourcentages restent réguliers, permettant de trouver facilement son rythme. C'est une montée que l'on savoure autant pour le plaisir de pédaler que pour la beauté du paysage.
Elle est d'ailleurs très appréciée des cyclistes catalans, qui la considèrent comme l'un des plus beaux cols de la région.
Région : Catalogne
Distance : 21 km
Dénivelé : 1 250 m
Pente moyenne : 6 %
Altitude : 1 920 m
Niveau : Difficile
Pourquoi il est mythique
Le Coll de la Creueta est l'une des grandes ascensions des Pyrénées catalanes. Son équilibre entre difficulté, qualité de la route et paysages en fait un classique incontournable.
Pour qui ?
Pour les cyclistes qui aiment les longues ascensions régulières et les sorties où le plaisir du paysage est aussi important que le défi sportif.
Notre conseil
Prenez quelques minutes au sommet avant de repartir. Les panoramas comptent parmi les plus beaux de Catalogne.
Port de la Bonaigua

Tous les grands cols n'ont pas besoin d'être impitoyables pour devenir inoubliables. Le Port de la Bonaigua en est la preuve. Situé au cœur des Pyrénées catalanes, il relie la vallée d'Àneu au Val d'Aran et figure parmi les plus beaux itinéraires de montagne de Catalogne.
Dès les premiers kilomètres, la route s'élève progressivement dans une vallée verdoyante où torrents, forêts et prairies accompagnent le cycliste. Ici, tout semble plus paisible. Les pourcentages restent réguliers, permettant de trouver rapidement un rythme confortable. C'est le genre d'ascension où l'on prend autant de plaisir à observer les paysages qu'à pédaler.
Au fil de la montée, les arbres disparaissent peu à peu pour laisser place à de vastes pâturages d'altitude. Les sommets environnants se dévoilent progressivement, offrant une sensation d'espace remarquable. Lorsque l'on atteint les derniers kilomètres, la route semble se fondre dans la montagne avant de rejoindre le col, perché à plus de 2 000 mètres d'altitude.
Le Port de la Bonaigua n'impressionne pas par des rampes spectaculaires. Il séduit par son équilibre. L'effort est constant, les paysages grandioses et la route invite naturellement à poursuivre l'aventure de l'autre côté du col, vers le Val d'Aran.
C'est également un col idéal pour découvrir la haute montagne sans affronter des pourcentages extrêmes. Beaucoup de cyclistes y trouvent leur première véritable expérience des Pyrénées.
Région : Catalogne
Distance : 20 km
Dénivelé : 1 150 m
Pente moyenne : 5,8 %
Altitude : 2 072 m
Niveau : Intermédiaire à difficile
Pourquoi il est mythique
Le Port de la Bonaigua est l'un des grands cols historiques des Pyrénées catalanes. Sa beauté naturelle, la qualité de sa route et son profil accessible en font une ascension appréciée autant par les cyclistes expérimentés que par ceux qui découvrent la montagne.
Pour qui ?
Pour les cyclistes qui souhaitent vivre une grande ascension alpine sans les pourcentages parfois décourageants des cols les plus difficiles. C'est également un excellent choix pour une première aventure dans les Pyrénées.
Notre conseil
Ne vous précipitez pas dans la descente. Le sommet mérite quelques minutes de contemplation. Les paysages changent complètement d'un versant à l'autre et offrent deux ambiances bien différentes.
L'avis de Discover Tours & Experiences
Le Port de la Bonaigua fait partie de ces cols qui donnent immédiatement envie de revenir. Il ne cherche jamais à impressionner. Il séduit par son élégance, la beauté de ses paysages et le plaisir simple de rouler en montagne. C'est exactement le type de route que nous aimons faire découvrir à nos voyageurs.
Le col le plus difficile | Alto de l'Angliru |
Le plus haut | Pico Veleta |
Le plus spectaculaire | Teide |
Le plus sauvage | Puerto de Ancares |
Le meilleur pour une première grande ascension | Port de la Bonaigua |
Notre coup de cœur parmi les cols mythiques | Coll de Pradell |
L'Espagne est une terre de cyclisme. Bien au-delà des images de la Vuelta a España, elle offre une diversité de montagnes exceptionnelle. Des pentes redoutables de l'Angliru aux paysages volcaniques du Teide, des grandes ascensions de la Sierra Nevada aux routes paisibles des Pyrénées catalanes, chaque région possède son identité et ses propres défis.
Chez Discover Tours & Experiences, nous parcourons ces routes tout au long de l'année afin de créer des voyages où chaque itinéraire est pensé pour offrir bien plus qu'un simple défi sportif. Nous recherchons avant tout des routes qui procurent de belles émotions, traversent des paysages remarquables et permettent de découvrir l'Espagne sous son plus beau visage.
L'Espagne ne se résume pas à ses cols les plus célèbres. Derrière chaque ascension mythique se cachent des routes plus confidentielles, tout aussi spectaculaires, qui méritent elles aussi d'être découvertes. C'est cette Espagne plus authentique que nous aimons partager au fil de nos voyages… et de nos articles.
